Laurent Guyot s’est exprimé au micro des journalistes après l’élimination en Coupe de France.
Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ? L.G : « La victoire de Grenoble est logique. Le tournant du match, c’est clairement le carton rouge, justifié je pense. On sait l’importance de rester à égalité numérique dans ce type de rencontre. Même si on avait bien commencé, je pense qu’on était dans de bonnes dispositions tant qu’on était à 11. On a eu la chance d’obtenir ce penalty qui nous a permis d’ouvrir le score. J’aurais été curieux de voir ce qu’aurait donné un match à 11 contre 11, mais je ne le saurai jamais. Après l’expulsion, ça a été compliqué : on a joué beaucoup plus bas, on a concédé trop de phases arrêtées et je pense qu’il nous a manqué de la malice et de la qualité technique pour ressortir les ballons. À 1 partout, il faut être capable de garder le score. Prendre ce deuxième but après deux corners offensifs pour nous… Peut-être qu’on a pensé qu’on pouvait reprendre l’avantage, ce qui est psychologiquement une erreur dans ces cas-là, mais c’est comme ça. Comme je dis souvent : il faut perdre avec dignité et gagner avec humilité. Aujourd’hui, il faut accepter la victoire de Grenoble. »
La solidité globale que vous avez montrée à 10, c’est un bon point ? L.G : « Oui, parce qu’on a des valeurs et des principes, et on s’y tient. Mais quelque part, ça fait un peu trop de changements dans un match comme celui-là. Certains joueurs… notamment Axel Drouhin, que j’avais décidé de faire souffler, et qui prend beaucoup de place dans la défense. Repasser à 4 derrière alors que ça fait un moment qu’on joue avec trois défenseurs centraux, plus un joueur de moins… Je pense que lorsqu’on a eu l’opportunité d’avoir des ballons dans des situations de contre, on n’a pas mis suffisamment de danger, mis à part l’occasion sur coup de pied arrêté pour Lajugie en deuxième mi-temps. J’attendais un peu plus avec les entrées de Larose et Touré, mais voilà, à partir du moment où vous jouez à un de moins, c’est compliqué. C’est déjà très serré à 11 contre 11 en Ligue 2, alors quand vous êtes en infériorité numérique, cela devient beaucoup plus compliqué, à moins d’avoir de l’avance ou que l’expulsion arrive plus tard. »
On se disait presque que vous alliez les emmener jusqu’au bout comme ça, avec ce but d’avance. L.G : « La stratégie était là. On savait qu’on pouvait encaisser un but, mais il ne fallait surtout pas prendre le deuxième. Prendre un but signifiait aller aux tirs au but, on en a l’habitude, et ça fait aussi partie des options pour se qualifier en Coupe de France. Mais c’est comme ça. Ce qu’il faut souligner, c’est que la décision qui a changé le match était justifiée. À partir de là, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. »
Il y a de la déception de sortir à ce 8e tour ? L.G : « Bien sûr, puisque c’est une compétition dans laquelle toutes les équipes aiment avancer. Mais c’est comme ça. Aujourd’hui, il faut digérer cette défaite dans le derby et vite repartir lundi pour reprendre des points dans un championnat très serré où tout le monde vend chèrement sa peau. On va à Guingamp, à nous de nous remobiliser pour être capables d’aller chercher le ou les points qu’il nous faut encore pour faire une bonne première partie de saison. Pour l’instant, on fait une première partie de saison correcte, puisqu’il faut aussi mettre dans la balance le début d’exercice que nous avons dû disputer à Dijon pour nos matchs « à domicile ». Il reste encore six points en jeu, en prendre quelques-uns peut nous faire basculer vers une très bonne première partie de saison. À nous de relever ce challenge. »